Nos Services

Soins aux arbres

Haubanage et étayage

Si votre arbre souffre de défauts mécaniques et que vous craignez qu'une branche ou une partie de l’arbre ne tombe et ne fasse des dégâts, l’haubanage consiste à fixer des branches ou charpentières entre elles à l'aide de cordes spéciales.

Par grands vents, les haubans installés dans l'arbre servent à limiter le mouvement du houppier afin d'éviter le risque de rupture. La branche fragile ou mal ancrée sera fixée à une ou deux branches bien saines et solides. Si malgré tout la branche se casse, elle reste suspendue. On évite ainsi au maximum de couper de trop gros diamètres ce qui affaiblirait encore davantage l'arbre, tout en écartant les risques d'accident et de dégâts matériels.

Les haubans utilisés sont des cordes creuses en polyamide de couleur noire. Elles sont fixées à l'aide d'épissures et de sangles. Ce matériel est conçu spécialement pour ne pas blesser l’arbre et résister aux UVs et aux intempéries. Il est quasi invisible une fois installé dans l'arbre.

Dans les cas extrêmes de charges lourdes à supporter, on pourrait avoir recours à des systèmes de câbles avec des fixations également adaptées.

L’étayage, quant à lui, est le soutien de l’arbre lui-même ou d’une ou plusieurs de ses parties basses mécaniquement affaiblies, à l’aide de structure en bois ou en métal disposée en trépied au-dessous ce qui permet de soulager la partie qui a tendance à s’affaisser et éviter la rupture.

Paillage (paillis ou mulch) BRF

L’application d’un paillage (paillis ou mulch) est une couche de matériaux qu'on dispose sur le sol au pied des plants ou d’un arbre.

De nombreuses matières naturelles peuvent servir de paillage : copeaux de bois ou d’écorce, paille hachée, tontes de gazon, feuilles mortes, ...

Un paillage de qualité possède de nombreuses vertus : il peut être assimilé comme apport énergétique suite à la décomposition de ses éléments organiques, il limite la pousse d’adventices, il protège les plants des périodes froides de l'hiver et limite la sécheresse estivale grâce à ses capacités de rétention d'eau. Le paillage va également attirer toute une microflore et microfaune. Celles-ci vont contribuer à alléger le sol et éviter son compactage, pour le plus grand bonheur des racines. En imitant le processus naturel de création d'humus ayant lieu en en forêt, cet apport de matière organique qui va progressivement se dégrader, va littéralement nourrir les arbres et leur faire le plus grand bien.

Il sera donc généralement disposé au pied des jeunes arbres à la plantation mais également au pied des vieux arbres d’ornement montrant un besoin énergétique, dans les parterres, les massifs ou dans le potager.

Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) est, à l'heure actuelle, de plus en plus utilisé et valorisé. Il s'agit des copeaux issus du broyage des branches et rameaux. A l’issue de chaque chantier de taille ou d’abattage, nous essayerons donc toujours de valoriser ce BRF soit en le laissant au pied de l’arbre taillé ou en le disposant au pied d’autres arbres ou haies à proximité.

Traitements et pièges pour maladies, nuisibles et ravageurs

Outre les maladies cryptogamiques (fongiques, …), les arbres doivent également faire face aux attaques d’insectes nuisibles tels que : la chenille processionnaire du chêne (voir traitement spécial détaillé ci-dessous), la mineuse du marronnier, les scolytes, les pucerons, les acariens, les cochenilles, les parasites galligènes, … pour n’en citer que quelques-uns.

Dans tous les cas, plutôt que de s'acharner à lutter contre les ravageurs avec toutes sortes de produits, il est toujours préférable de trouver la cause du développement du parasite. Bien souvent, celui-ci s'en prend aux sujets affaiblis suite à une mauvaise taille, une mauvaise implantation, à la pauvreté du sol, au manque de biodiversité, à des conditions trop sèches ou trop humides. N'oublions pas que tout parasite a son prédateur naturel (oiseaux, coccinelles, guêpes, araignées, ...) et le développement de l'un résulte souvent de la disparition ou de la raréfaction de l'autre.

Certains traitements phytosanitaires sont très efficaces grâce à des produits 100% naturels qui n'ont aucune rémanence dans l'environnement (purin d'orties, pyrèthre, huile de neem, savon noir, bacile de Thuringe, ...).

Il existe également des solutions mécaniques pour capturer les insectes (installation de pièges à phéromones et de bandes glu). Dans certains cas, une lutte biologique intégrée peut également être envisagée. Celle-ci consiste à introduire un prédateur du parasite dans l'arbre (un bon exemple sont les larves de coccinelles, extrêmement friandes de cochenilles). Le prédateur sera toujours d'origine endémique et introduit suivant des conditions strictes et précises.